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DOSSIER
VOLONTARIATS CIVILS : DISPOSITIFS PUBLICS, EXPÉRIENCES JUVÉNILES
Un dossier coordonné par Valérie Becquet
• Introduction
Valérie Becquet, maître de conférences en sociologie à l’IUFM de Versailles – université de Cergy-Pontoise et chercheure associée au
Centre de sociologie des organisations (Sciences-Po/CNRS)
• Les Chantiers de la jeunesse (1940-1944) : une expérience de service civil obligatoire
Christophe Pécout, docteur en sciences et techniques des activités physiques et sportives, chercheur associé au Centre d’étude sur les transformations des activités physiques et sportives (CETAPS, EA 3832), université de Rouen, et au Centre de recherche en histoire quantitative (CRHQ, UMR/CNRS), université de Caen
Si l’idée d’un service civil obligatoire resurgit fréquemment dans l’actualité, il est utile de rappeler qu’une expérience de service civil obligatoire eut lieu en France entre 1940 et 1944. Plus connue sous le nom de Chantiers de la jeunesse, cette organisation s’est inscrite, il est vrai, dans le contexte singulier de l’Occupation et du vichysme. Toutefois, au-delà de son caractère idéologique et politique, il est intéressant de noter que l’on retrouve au sein des différentes initiatives actuelles en faveur du service civil des caractéristiques communes : formations professionnelle, technique et morale, travaux d’intérêt général, brassage social, pratiques physiques… Faut-il alors voir dans ces organisations un héritage des Chantiers de la jeunesse ?
• Mutation du volontariat à long terme au sein des Compagnons bâtisseurs
Arnaud Loustalot, doctorant en histoire au Centre d’histoire sociale de l’université de Paris-I
En cinquante années d’existence, le volontariat à long terme aux Compagnons bâtisseurs s’est construit en tant qu’expérience d’engagement. Mis en place pour répondre à des impératifs d’encadrement technique des chantiers, il évolua sous l’influence des vagues successives de volontaires qui virent en lui un service religieux, une alternative au salariat, un moyen de lutte contre les injustices sociales… Cette construction collective d’un service long terme a conduit à l’élaboration progressive d’un modèle (volontariat pour l’habitat des familles défavorisées), confronté ces dernières années à la mise en place de dispositifs reconnaissant le volontariat.
• Partir pour grandir ou ne pas grandir ? Le volontariat de solidarité internationale
Clémence Bosselut, doctorante au Centre Maurice-Halbwachs (CNRS/EHESS/ENS/université de Caen) dans l’Équipe de recherche sur les inégalités sociales
Chaque année, des individus, en majorité de jeunes adultes, partent vers des pays du Sud ou de l’Est comme volontaires de solidarité internationale. Cette expérience à caractère symbolique et initiatique s’inscrit dans des stratégies individuelles complexes et contribue, entre autres, au passage à l’âge adulte. À partir d’une enquête réalisée auprès de jeunes volontaires partant avec la Délégation catholique pour la coopération, trois types d’expériences de volontariat ont été distingués : la transition initiatique vers l’âge adulte, le moratoire et la simple ponctuation dans la construction identitaire de l’être adulte.
• Le service civil : un espace de socialisation politique ? L’exemple d’Unis-cité
Valérie Becquet, maître de conférences en sociologie à l’IUFM de Versailles/université de Cergy-Pontoise et chercheure associée au Centre de sociologie des organisations (Sciences-Po/CNRS)
Présenté comme une réponse aux événements urbains de l’automne 2005, le service civil volontaire est créé en mars 2006. Construit comme un socle commun à différents dispositifs, il offre la possibilité à des jeunes d’effectuer des missions d’intérêt général pour une période allant de six à douze mois dans la perspective de contribuer à leur insertion professionnelle et citoyenne. À partir des premiers résultats d’une enquête longitudinale réalisée auprès de la promotion 2006-2007 des volontaires d’Unis-cité, l’article s’intéresse à la dimension citoyenne du service et examine, plus particulièrement, la socialisation politique qui s’opère dans ce cadre.
• Service volontaire européen : le public, les apports du programme
Delphine Cohen, étudiante en master 2 recherche « Sociologie de l’action : organisation, marché, régulation politique » à l’Institut d’études politiques de Paris et titulaire d’un master 2 professionnel « Expertise en projets européens » (Paris-III/Sorbonne nouvelle)
Cet article prend appui sur l’évaluation du programme Jeunesse 2000-2006 réalisée pour la Commission européenne en 2007. Il se base sur un nombre important de données empiriques recueillies dans quatre régions auprès de différents acteurs : jeunes, organisations, correspondants régionaux, collectivités. Centré sur les bénéficiaires, il rend compte dans un premier temps des caractéristiques des jeunes volontaires et, dans un second temps, de la façon dont ils ont vécu cette expérience ainsi que de son impact, à plus long terme, sur la citoyenneté, l’employabilité et le sentiment d’appartenance à l’Union européenne.
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Bibliographie
Ressources juridiques
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