Statistiques et indicateurs

Le poids économique du sport – Édition 2017

En 2014, la dépense sportive nationale à prix courant progresse de 0,4 % pour, atteindre 36,9 Md€ en valeur, soit 1,73 % du produit intérieur brut (PIB) à prix courants.

Publication le 15 septembre 2017

A télécharger
Le poids économique du sport Ed.2017 - Dépense sportive (.xls)
Le poids économique du sport Ed.2017 - Commerce extérieur (.xls)
Le poids économique du sport Ed.2017 - Emploi (.xls)

Cette croissance provient essentiellement du dynamisme de la consommation des ménages en biens et services sportifs. Celle-ci constitue près de la moitié de la dépense sportive nationale (17,3 Md€ en valeur en 2014) et progresse de 3,9 % en valeur. Les vêtements de sports, les chaussures de sports et les vélos sont les postes qui connaissent la plus forte croissance en 2014 (+ 10,4 %, + 9,3 % et + 7,4 % respectivement). Seule la consommation en voiliers et autres bateaux de plaisance, en baisse depuis 2011, affiche encore un repli marqué en 2014 (- 10,3 %).

Figure 1: Les composantes de la dépense sportive nationale

Source: Poids économique du sport – Édition 2017, INJEP-MEOS.

En revanche, la dépense sportive des administrations publiques, en baisse de 3,7 %, pèse sur la dépense sportive nationale. Cette baisse est imputable au secteur communal, premier financeur des dépenses sportives des administrations publiques, qui a réduit ses dépenses de 7,5 % en 2014. Cette évolution résulte principalement du cycle électoral sur l’investissement local. En effet, l’investissement des administrations publiques locales marque traditionnellement le pas au moment des élections locales, avant le lancement des nouveaux projets d’investissement.

Malgré la croissance des exportations (2,3 Md€ en 2014, +5,1 %), le solde commercial en biens sportifs continue de se creuser en 2014 (- 811 M€ après - 665 M€ en 2013) en raison de la forte progression des importations de biens sportifs (+ 9,1 %, 3,1Md€ en 2014) soutenues par la demande intérieure.

Près de 241 000 personnes travaillent dans un secteur d’activité sportif en 2014, contre 236 000 un an auparavant (soit une hausse de + 2,3 %). Malgré un léger ralentissement, l’emploi sportif dans le secteur public continue de progresser en 2014 (+ 0,6 % en 2014 après +1,9 %). L’emploi salarié dans le secteur privé reste, quant à lui, très dynamique en 2014 (+ 4,3 % en 2014 après +4,8 % en 2013). Ce dynamisme de l’emploi sportif ne se vérifie pas chez les travailleurs indépendants dont le nombre a baissé de 1,3 % en 2014. En 2014, le principal pourvoyeur d’emplois salariés dans le secteur sportif reste le secteur des clubs de sport qui emploie près de 81 000 personnes, soit presque 68 % des emplois sportifs dans le privé.

Alice BERGONZONI

Méthodes

L’INJEP a lancé dès 2016 un projet de refonte du « Poids économique du sport ». Ces travaux devraient conduire à des améliorations notables tant sur la forme que sur le fond (qualité des estimations, actualité et ponctualité des statistiques, etc.).

Ainsi, dès l’édition 2017, les données du « Poids économique du sport » ont été mises en ligne sous forme de tableaux Excel, plus faciles d’accès pour ses utilisateurs. L’ensemble des tableaux a par ailleurs été revu et présente les données les plus récentes disponibles (jusqu’en 2016 s’agissant, par exemple, du commerce extérieur).

Par ailleurs, les méthodes d’estimation de certains agrégats font l’objet de travaux méthodologiques. À l’occasion de la diffusion de l’édition 2017 du « Poids économique du sport », l’estimation de la dépense sportive des entreprises, par exemple, a été révisée à la baisse à
2,0 Md€ en 2013 contre 3,3 Md€ auparavant (A. Bergonzoni, « Poids économique du sport en 2013 : la dépense sportive nationale croît plus vite que le PIB », Stat-Info n°16-03). Cet agrégat, dont l’estimation s’appuyait auparavant sur des données anciennes et peu documentées sur le plan méthodologique, a été revu et restreint à un périmètre moins large mais plus fiable (droits de retransmissions des évènements sportifs et dépenses de sponsoring et mécénat). Ces travaux de ré-estimation vont se poursuivre à l’occasion des prochaines éditions du « Poids économique du sport ». Ils pourront conduire à des révisions importantes (notamment en ce qui concerne les dépenses des collectivités territoriales).

Le « Poids économique du sport » est élaboré à partir des données fournies par l'INSEE (Comptes nationaux), les organismes professionnels, le cabinet NPD, le Ministère de l'Intérieur (DGCL), le Ministère de l'Education nationale (Compte de l'Education), le Ministère en charge des sports, les fédérations sportives, les ligues de sport professionnel et le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). L’ensemble des sources et méthodes nécessaires à sa construction seront présentées dans un document à paraître sur le site de l’INJEP.