Etudes et recherche

11e rapport de l’ONPES autour de l’invisibilité sociale

Intitulé « L’invisibilité sociale : une responsabilité collective », ce rapport vise une meilleure connaissance de la pauvreté et de l’exclusion sociale en France.

"Pour se rendre invisible, n’importe quel homme n’a pas de moyen plus sûr que de devenir pauvre". C’est par cette phrase de Simone Weil que débute le onzième rapport de l’Observatoire nationale de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES), « L’invisibilité sociale : une responsabilité collective ». Rédigé par Jules Donzelot, chargé d’études et de recherche à l’INJEP, en lien étroit avec le conseil de l’ONPES et le groupe de travail animé par Michel Legros, professeur à l’EHESP et membre de cet observatoire, ce rapport a été remis le 14 juin 2016 à Ségolène Neuville,  secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé chargée des personnes handicapées et de la lutte contre les exclusions. 

Une autre dimension de la pauvreté et de l’exclusion

Malgré une réelle reconnaissance des formes d’invisibilité sociale, existe-t-il encore des populations dont ne nous saurions rien de l’existence et de la précarité ? Que recouvre cette notion d’invisibilité sociale ? Pauvreté, exclusion et invisibilité se recoupent-elles, se renforcent-elles ? Quels sont les processus générateurs d’invisibilité sociale ? Comment la prévenir ? Quels sont les apports de son analyse à l’observation sociale ? Autant de questions auxquelles  le rapport tente de répondre. Car si la notion d’invisibilité constitue une approche qui prolonge les analyses traditionnelles de l’exclusion et de la pauvreté, elle projette une lumière crue sur les trajectoires des individus et sur les dénis de reconnaissance sociale dont ils sont victimes.  

Trois catégories de publics invisibles sont ainsi étudiées : les jeunes ruraux et néoruraux marqués par les mutations récentes de leurs territoires, la « péri-urbanisation » et la « rurbanisation » ; des travailleurs non salariés pauvres qui subissent les mutations de la sphère de l’emploi et la montée du travail indépendant, enfin, les parents dont les enfants ont été placés par l’aide sociale à l’enfance (ASE).

Au-delà  de l’attention particulière portée à ces publics, le rapport interroge les dynamiques de construction de l’espace public, rappelant que ce cadre conditionne la visibilité ou l’invisibilité des catégories sociales.

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