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Le non-recours des jeunes adultes à l'aide publique - Revue de littérature

INJEP notes & rapports n°2018/04

116 pages

25/04/2018

Auteur : Benjamin Vial, Doctorant en science politique, laboratoire PACTE/ODENORE, université Grenoble Alpes
Commanditaire : Caisse nationale des allocations familiales (CNAF)

Descriptif

Cette revue de littérature porte sur le non-recours des jeunes adultes à l’aide publique, un phénomène qui pourrait concerner plus d’un jeune sur deux dans une grande diversité de domaines (insertion, santé, logement, etc.). Le non-recours participe à la montée de la pauvreté et au creusement des inégalités.

En France, les conditions d’accès aux droits sociaux sont particulièrement complexes et restrictives pour les jeunes adultes de moins de 25 ans, âge à partir duquel les individus peuvent prétendre au RSA. Le régime de citoyenneté socioéconomique réservé aux jeunes adultes se caractérise par un accès tardif et inégalitaire à la citoyenneté économique, conjugué à un accès familialisé à la citoyenneté sociale. Ce traitement spécifique des jeunes adultes par l’État social fait l’objet de nombreuses critiques depuis le début des années 1990. L’approche des politiques publiques de jeunesse par la question du non-recours s’inscrit ainsi dans la continuité d’un questionnement général autour de la place des jeunes adultes dans le modèle de protection sociale.

La première partie de cette revue présente une grille de lecture du non-recours des jeunes adultes à l’aide publique et propose une synthèse des principales données statistiques disponibles. La seconde partie retrace le processus par lequel ce phénomène devient aujourd’hui un problème public dans le champ des politiques publiques de jeunesse. La troisième partie analyse les raisons du non-recours à l’aide publique en matière d’insertion socioprofessionnelle. La quatrième partie enfin s’intéresse au non-recours à l’aide publique en matière de logement et d’hébergement en proposant ensuite un focus sur la catégorie des « jeunes en errance ».

Pour ce faire, la revue s’appuie principalement sur des travaux en sociologie et en sciences politiques, ainsi que sur quelques travaux relevant d’autres disciplines comme les sciences de l’éducation et la psychologie.