Éducation, formation orientation

Éducation

Université européenne de l'engagement

Un nouveau modèle éducatif pour la société des savoirs

Pour la deuxième édition de son université européenne de l'engagement, l'Afev a regroupé 250 participants à Dunkerque du 26 au 28 aout 2008. Il s'agissait, pour les organisateurs, de débattre des enjeux de la société de la connaissance et des nouvelles solidarités à développer.

La journée du mercredi 27 août fut plus particulièrement consacrée au thème "un nouveau modèle éducatif pour la société des savoirs".

En introduction à la séance pleinière organisée le matin, Bernard Bier (Injep) a tout d'abord rappelé que le système éducatif ne se limitait pas au système scolaire. Lorsqu'on parle d'une société des savoirs de la connaissance et des compétences, il est important de savoir de quoi l'on parle et des enjeux qui sont derrière ces notions.

Quatre points ont été soulignés par l'intervenant :

1/ En France nous sommes dans une société trop centrée sur les connaissances, les savoirs académiques et les diplômes. Aujourd'hui les enjeux majeurs pour la société et pour les individus se situent autour du développement des compétences.

2/ Il est aujourd'hui nécessaire de penser à des compétences de bases mais aussi à des compétences nouvelles qu'il faut accueillir dans une société qui évolue très rapidement. Il est donc important de permettre aux individus d'être dans une dynamique permanente des compétences. Dans ce cadre, le découpage formation initiale, formation permanente n'a plus beaucoup de sens.

On doit penser en terme d'éducation et de formation tout en long de la vie. On pourrait aussi parler d' une éducation durable en reprenant les propos d'une intervenante de ces journées (Marie Thérèse Geffroy directrice de l'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme (ANLCI) parle d'une alphabétisation durable). Ceci nécessite donc de penser en terme d'éducation tout au long de la vie mais aussi en terme d'éducation qui dépasse le cadre scolaire. Cette réflexion doit s'inscrire dans une prise en compte des temps d'éducation formelle, non formelle mais aussi informelle.

3/ Lorsqu'on parle d'entrée dans les apprentissages, il est essentiel, de penser aux notions de déclic ou de désir. On ne peut plus fonctionner sur un modèle uniforme dans lequel les enfants rentreraient dans un même moule. Il est donc nécessaire de réfléchir en terme de trajectoires individualisées, a des entrées différentes dans les savoirs. On peut rentrer dans les savoirs ou les savoirs-faire de manières complètement différentes.

L'intervention d'associations telles que l'Afev apparaît ici comme essentielle. La mission du service public d'éducation (et non pas uniquement du système scolaire) est donc qu'il n'y ait pas de jeunes qui sorte du système éducatif sans connaissances et sans compétences.

4/ On voit donc que les acteurs de l'éducation sont aujourd'hui multiples. Dans ce cadre, l'État n'est pas le seul a assumer les responsabilités. Les associations et les collectivités territoriales ont un rôle important à jouer. La multiplicité de ces partenaires doit donc être prise en compte. Il s'avère par ailleurs nécessaire de sortir d'une approche trop hexagonale des questions d'éducation.

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