Éducation, formation orientation

Rapport : "Le CUI-CAE : une étape dans le parcours professionnel des jeunes ?"

Rapport d’étude – février 2012

L’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) publie un rapport sur l’accompagnement et l’insertion des jeunes en contrat unique d’insertion-contrat d’accompagnement dans l’emploi (CUI-CAE) en région Centre, dans le champ de la jeunesse, du sport et de la vie associative.

Ce travail, réalisé par le cabinet d’études sociodémographiques (CESOD) dans le cadre d’un partenariat entre l’INJEP et la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS) du Centre, vise à estimer les mesures prises par les associations qui ont recours à ces contrats aidés en matière d’accueil et d’accompagnement. Il s’agissait aussi de voir en quoi ce dispositif peut être une étape dans l’insertion professionnelle des jeunes.
 

Les politiques d’insertion ayant été réformées, notamment suite à la mise en place du revenu de solidarité active (RSA), il n’existe plus qu’une seule forme de contrat aidé, hors dispositif d’alternance : le contrat unique d’insertion (CUI). Néanmoins, la distinction entre les secteurs marchand et non-marchand reste de mise puisque ce contrat se décline en deux volets : le contrat unique d’insertion-contrat initiative emploi (CUI-CIE) réservé au secteur privé ; enfin, le contrat unique d’insertion-contrat d’accompagnement dans l’emploi (CUI-CAE) qui couvre, pour sa part, le secteur public et associatif. En 2012, 1181 jeunes de 18 à 30 ans ont signé un contrat de ce type dans le champ « jeunesse, sports et vie associative » en région Centre. Fondée sur une approche qualitative, la démarche a consisté à rencontrer des associations de la région ayant accueilli au moins un salarié recruté dans le cadre de ce dispositif. Quatorze entretiens, dits « semi-directifs », ont ainsi été menés auprès des responsables associatifs ou de salariés en charge des CUIE-CAE à partir d’un panel représentatif.
 

Les conclusions de ce rapport relèvent quatre grandes motivations qui animent les associations dans leurs recours aux CUIE-CAE : les aides financières, le fait d’assurer le fonctionnement et le développement de l’activité de l’association, l’insertion professionnelle des jeunes, enfin, un certain « renouveau au sein des associations ». Pour beaucoup d’organismes de ce type, le CUI-CAE constitue d’abord « un moyen de recruter du personnel pour faire vivre leur structure » écrivent Christelle Robiteau et Stéphanie Silvestre, les auteures de ce rapport.

Reste que le dispositif peut être un tremplin pour des jeunes « en manque de qualification et d’expérience » qui y trouvent l’occasion de retrouver confiance, d’avancer dans la construction de leur projet et de se créer un réseau professionnel. Pour que le CUI-CAE soit « une étape-clé dans le parcours des jeunes », font-elles valoir, il faut qu’il soit « encadré, préparé, en accord avec les besoins des associations et des jeunes » et que « sa pertinence au regard du projet professionnel du jeunes » soit vérifiée.
 

Cette étude préconise par ailleurs, « comme l’expriment les associations », un accompagnement extérieur permettant d’évaluer l’évolution du salarié et de vérifier le respect du programme d’accompagnement et de formation. Elle souligne enfin la spécificité du secteur jeunesse et sports, dont la règlementation spécifique en matière d’activités physiques et sportives et d’accueil collectif de mineurs met l’accent sur la formation.

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