Statistiques et indicateurs

Baromètre DJEPVA sur la jeunesse

Le vote, première forme de participation à la vie publique des jeunes

L’élection présidentielle demeure un moment de la vie démocratique important auquel les jeunes continuent de vouloir participer, même si d’autres formes sont aussi plébiscitées. Cette tendance déjà démontrée dans les travaux de l’INJEP se confirme pour 2017.

Près de trois quarts de l’ensemble des jeunes de moins de 30 ans (72 %) confirment leur intention de vote au premier tour de l’élection présidentielle (cf. graphique 1). Toutefois, 1 jeune sur 10 déclare ne pas être inscrit sur les listes électorales. Pour l’ensemble des jeunes, le vote apparaît également comme la première forme de participation pour contribuer à ce que les choses changent, pour presque 30 % des jeunes (contre 40 % pour l’ensemble de la population) alors que l’adhésion à un parti politique reste une forme très marginale (3 %) (cf. graphique 2). Les premières causes de l’abstention sont d’abord idéologiques : absence d’adhésion à un candidat (23 %), aucun effet attendu de l’élection sur la vie quotidienne (20 %), mécontentement à l’égard des partis politiques (12 %)

 

De fortes attentes pour un renouvellement démocratique

Au-delà du vote, les jeunes expriment de fortes attentes de renouvellement démocratique. Celles-ci relèvent principalement de deux registres : la régénération de la démocratie représentative et l’instauration de formes de démocratie participative.

Ainsi, plus de trois quarts des jeunes se montrent favorables à l’interdiction du cumul des mandats (cf.graphique 3). Les réponses montrent aussi une aspiration à une représentation de l’ensemble des générations dans les instances politiques : ainsi plus de la moitié des jeunes est favorable à abaisser le seuil d’âge de l’éligibilité à 18 ans et à borner l’âge maximal à 60 ans.

 

Mais les attentes des jeunes sont également élevées en ce qui concerne la démocratie directe Ainsi 75 % des jeunes sont favorables au recours au référendum et 69 % à la systématisation de concertations publiques en amont des décisions publiques. Rappelons que le précédent Baromètre DJEPVA Jeunesse en 2016 avait mis au jour que la moitié des jeunes estime que leur avis ne compte plutôt pas dans les espaces dans lesquels ils évoluent. L’aspiration à pouvoir exprimer sa voix est d’autant plus forte. Cependant il est intéressant de noter que cette expression politique privilégie nettement les formes de démocratie participative au vote à partir de 16 ans.

Plus d'informations sur le baromètre DJEPVA sur la jeunesse