Éducation, formation orientation

Éducation

La famille et l'école, de nouvelles alliances éducatives

Conclusions du colloque organisé à Marly-le-Roi, du 12 au 13 mars 2009, par l'Injep, l'association de la fondation étudiant pour la ville (Afev), l'agence nationale de lutte contre l'illetrisme (ANLCI) et la fédération nationale de l'école des parents et des éducateurs (Fnepe).

Ces deux journées visaient à répondre à la question : Comment sortir du face-à-face famille/école dans un contexte de reconfiguration des politiques éducatives ?

Les conclusions de Jean-Claude Richez de l'Injep:

Que retiendrons nous de ces deux jours au-delà de la très grande richesse des différentes interventions, qu'il s'agisse de l'introduction, par Bernard Bier1 (chargé d'étude à l'Injep – Uref), rédacteur en chef des Cahiers de l'Action, de l'intervention de Martine Kherroubi (sociologue, Université Paris XII, laboratoire Cerlis)2, que des présentations des différentes expériences réalisées par les trois réseaux Afev, ANLCI et Fnepe, mais aussi des interventions de la salle qui a été en permanence un partenaire très actif de nos échanges ?

Pour ma part, je retiendrais d'abord l'esquisse d'un travail de mixage à partir de trois points de départ différents :
- l'élève hors de l'école, une démarche destinée à aider, à résoudre ses difficultés scolaires, pour l'Afev ;
- l'illettrisme, malgré l'école, pour l'ANLCI ;
- la famille dans son rapport à l'école pour la Fnepe.

À partir de ces trois positions chacun a développé un certain nombre de questions qui ont conduit :

- l'Afev à interroger le référent scolaire comme référent éducatif et à aller vers les familles non comme entités abstraites mais dans leurs réalités singulières,
- l'ANLCI à poser la nécessité de prendre en compte dans la lutte contre l'illettrisme la reconnaissance et la prise en compte des compétences non scolaires des familles,
- la Fnepe à interroger la place de la famille à l'école et les modalités de la relation parents / enseignants.

A travers de ces différents cheminements, apparaissent un certain nombre de convergences :

1) En règle générale et contrairement à une idée fortement répandue, il n'y a pas de familles démissionnaires, notamment dans leurs rapports à l'école, et que si il y a quelque chose de complexe dans le rapport des familles à l'école, c'est plutôt de l'ordre d'une trop grande attente des familles, d'une timidité par rapport à l'école, d'une crainte du jugement de l'école et de l'obsession du classement scolaire.

2) L'importance de sortir des logiques de formation ou de médiation pour mettre au centre les pratiques de passeur, d'accompagnateur : Si il y a une figure qui s'est imposée au fil des débats, c'est bien celle là : l'Afev accompagne des enfants, la Fnepe accompagne des familles, l'ANLCI accompagne des personnes en situation d'illettrisme.

Contenus associés

14 Février 2017
-
Rapports d'étude en ligne

Quelle politique pour l'emploi d'intérêt général ?

La contraction actuelle des ressources financières disponibles pour les associations nuit à la qualité de leur intervention à plusieurs titres. Différentes dispositions, telles que l’adoption récente du CITS, ont été prises pour abaisser le coût de travail dans les associations et leur permettre de...
13 Février 2017
-
Note de synthèse

Après leur entrée en sixième en 2007, près de quatre élèves de Segpa sur dix sortent diplômés du système éducatif

"Parmi les élèves entrés en sixième en 2007, 3,4 %, soit plus de 28 000, ont intégré une classe de Segpa (Section d’enseignement général et professionnel adapté) au cours du collège. Les élèves de Segpa sont plus fréquemment des garçons, et des enfants issus d’une famille nombreuse et de milieu...