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Forte hausse de l’engagement bénévole des jeunes

Une étude de France-Bénévolat prouve que les seniors n’ont pas le monopole de l’engagement associatif. Certes, ils sont un sur deux à consacrer du temps à une association, mais la progression de l’engagement est surtout notable chez les 15-35 ans, avec une hausse de 32% en trois ans.

L’engagement bénévole grimpe en flèche chez les 15-35 ans. Selon une étude de France-Bénévolat à partir d’une enquête Ifop, rendue publique en juin dernier. Avec une hausse de 32% en trois ans, c’est même chez les jeunes que la progression de l’engagement associatif et bénévole serait la plus forte, toutes classes d’âges confondues. «  Ce sont les jeunes qui tirent la progression globale avec +32%, ce qui confirme notre analyse positive récurrente sur le fait que les jeunes sont généreux et solidaires, sous réserve que les associations sachent leur ouvrir leur porte et les convaincre qu’un bénévolat structuré par des projets associatifs de qualité est plus efficace que la seule générosité spontanée », lit-on dans ce document.

Cette tendance vient confirmer les constations faites par l’Injep dans ce domaine. "Toutes les enquêtes le confirment : les jeunes Français sont animés des meilleurs sentiments à l’égard du monde associatif" écrivait Bernard Roudet dans un numéro du bulletin de l’Observatoire/Injep, Jeunesses : études et synthèses, n° 4, dédié à la participation associative des jeunes. Citant les chiffres de l’enquête Valeurs, réalisée conjointement par l’Arval et l’Injep, il notait également que l’augmentation de l’engagement bénévole des 18-29 ans était particulièrement marquée dans "des associations centrées sur des activités culturelles et de loisirs", ainsi qu’ "au sein de groupements a priori plus engagés dans la vie de la cité".

Les jeunes et les actifs s’engagent davantage qu’auparavant

Sources : La situation du bénévolat en France – France-Bénévolat / Ifop

Cette hausse de l’engagement bénévole s’accompagne d’une autre approche de l’engagement bénévole chez les 15-35 ans, moins idéologique, moins militant, plus ponctuel et contractuel, où l’épanouissement personnel et le gain en compétences sont recherchés. Selon un rapport de recherche, « Intérêts d’être bénévoles », réalisé par deux universitaires, Roger Sue et Jean-Michel Peter, les jeunes ont ainsi conscience de la capacité des associations à développer des compétences qui pourraient être transférables dans le milieu professionnel. En d’autres termes, l’engagement bénévole reposant sur le présupposé de supériorité morale de l’altruisme et des valeurs collectives sur les valeurs individuelles se conjugue avec une logique de contractualisation où l’association "offre un cadre à l’action personnelle, une source de plaisir à un bénévole en échange de sa disponibilité et de ses compétences ". "Axée majoritairement sur une recherche de convivialité, d’épanouissement personnel, la participation associative des jeunes, écrivait Bernard Roudet dans ce même numéro de Jeunesses : études et synthèses , tend aujourd’hui à se conjuguer avec davantage d’ouverture sur la cité et de capacité de mobilisation sociale".

Prêt à l’emploi

Gagner en confiance, apprendre à gérer son stress, à faire des compromis, communiquer… les bénéfices de l’engagement associatif bénévole sont mis en avant chez les plus jeunes quand les adultes et les séniors auraient tendance à les minorer. Conscient de cette évolution et de la nécessité de renforcer les liens entre l’éducation non formelle et le monde de l’entreprise, l’Injep a organisé deux conférences-débat sur cette question : Mieux prendre en compte les compétences acquises dans le cadre non-formel (en partenariat avec La Mondiale), L’éducation non formelle, tremplin pour l’emploi et l’émancipation des femmes.

Dans la même veine, l’une des composantes de l’Injep, l’Agence française du programme européen « Jeunesse en action », a lancé un cycle de rencontres réunissant les acteurs du monde économique et de l’éducation non-formelle, Les Petits déjeuners "Prêt à l’emploi". Elle a aussi organisé une conférence, le 27 mai 2013, au Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ) sur les apports de la mobilité non formelle que l’on pourrait qualifier de mobilité d’engagement : "La mobilité non formelle, révélatrice de compétences".

Objectifs : valoriser l’expérience acquise par les jeunes dans le cadre de projets collectifs européens, convaincre les acteurs économiques, sociaux et politiques des bénéfices de l’éducation non formelle.

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