Etudes et recherche

Dynamiques de socialisation. La destitution du monopole scolaire

 
Dans le cadre du dossier central de la revue des Ceméa d’avril 2016, Vers l’éducation nouvelle, consacré aux "Socialisations adolescentes", Régis Cortesero, chargé d’études et de recherche à l’INJEP a publié un article intitulé "Dynamiques de socialisation. La destitution du monopole scolaire". S’interrogeant sur les dynamiques de socialisation dans les secteurs de l’éducation "non formelle" et de l’éducation "formelle", Régis Cortesero considère que ces catégories font système et qu’elles ne peuvent pas être décrites isolément. C’est même "la nature de leur relation qui définit leur consistance". Aussi propose-t-il de saisir les dynamiques de socialisation à travers la notion d’ "affordance", terme emprunté à l’anglais désignant les potentiels d’engagement et d’apprentissage contenus dans chacun de ces espaces éducatifs.
 
Comprendre ces potentialités est un enjeu essentiel à l’heure où la réforme des rythmes scolaires intègre de façon quasi organique une part importante du secteur de l’éducation « non formelle » aux politiques scolaires. Un enjeu qui pose la question de l’ambitiondes mouvements d’éducation populaire aujourd’hui. Car si l’école "a perdu sa centralité en tant que projet de formation des individus", écrit Régis Cortesero, "la violence de la "domination scolaire" demeure et ses fonctions de reproduction sociale et de disqualification des plus faibles restent intactes. Quel rôle le secteur de l’éducation "non formelle" entend-t-il jouer face à ces défis ?" 
 
 
 
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- Commander Vers l'éducation nouvelle, avril 2016, n° 562 ; la revue des Ceméa. www.cemea.asso.fr