Éducation, formation orientation

Éducation

Dossier thématique

Décrochage scolaire : une priorité des pouvoirs publics

La réduction du décrochage scolaire figure parmi les points forts du plan gouvernemental Priorité jeunesse. Création d’une mission de lutte contre le décrochage scolaire, de « plateformes de suivi et d’appui aux décrocheurs », mise en place de référents contre le décrochage dans les établissements, structuration d’un réseau dédié, fixation d’objectifs quantifiés de « raccrocheurs » attestent de cette ambition.

Dossier thématique sur le décrochage scolaire

« Contre le décrochage scolaire réparer ne suffit pas »

Interview de Eunice Mangado-Lunetta, directrice déléguée à l’Afev
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« Prévenir le décrochage scolaire »

Intervention de Bernard Bier (ancien chargé d’étude et de recherche de l’Injep) - Conseil régional Rhônes-Alpes, mars 2010
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Repères bibliographiques par le centre de ressources de l’Injep

A télécharger en .pdf

Publications INJEP (téléchargement gratuit en .PDF)

  • Décrochage scolaire : le repérage, et après ?
    Premiers enseignements des expérimentations FEJ (Fonds d’expérimentation pour la jeunesse)
    BERARD, Jean ; PRETARI, Alexia ; VALDENAIRE, Mathieu | JEUNESSES : ÉTUDES ET SYNTHÈSES ; Fonds d’expérimentation pour le jeunesse (FEJ) - n° 16, octobre 2013 - 4 p.
  • École et inégalités CORTESERO, Régis - INJEP, Observatoire de la jeunesse et des politiques de jeunesse, 2012 - 5 p. (Coll. : Fiches repères)
  • Sortir du face-à-face école-familles Institut national de la Jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) ; Association de la Fondation étudiante pour la ville (Afev) ; Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI) ; Fédération nationale des écoles des parents et des éducateurs (Fnepe). INJEP, 2009 - 96 p. (Coll. : Cahiers de l’action, n°26)

Revues

  • École : lutter contre le décrochage - Ce que le décrochage scolaire nous apprend de l’école / SUEUR, Bastien - ÉTUDES. Revue de culture contemporaine, n° 6, Tome 419, décembre 2013 - pp. 605-616
  • Le raccrochage scolaire au Québec : le discours des jeunes adultes québécois inscrit en Centre d’Éducation aux Adultes / VILLATTE, Aude ; MARCOTTE, Julie - L’ORIENTATION SCOLAIRE ET PROFESSIONNELLE , Vol. 42, n°3, septembre 2013 - pp. 345-366
  • Décrochages, raccrochages - Administration & éducation, n° 137 mars 2013
  • Pourquoi expérimenter une politique éducative ? Le repérage des jeunes en décrochage scolaire / BERNARD, Pierre-Yves ; MICHAUD, Christophe - REVUE FRANÇAISE DE PEDAGOGIE, n° 181 octobre-novembre-décembre 2012 - pp. 5-14
  • Dossier spécial 5e journée du refus de l’échec scolaire. Décrochage : la faille du système ? [Dossier] - VOLONTAIRES !, n° 30 septembre-décembre 2012 - 8 p. [Afev]
  • Inégalités sociales et orientation [Dossier] / VIGNOLI, Emmanuelle - ORIENTATION (L’) SCOLAIRE ET PROFESSIONNELLE, n° 3 vol. 41, juillet-août-septembre 2012 - pp. 339-517

Revue de presse (Extrait du Panorama de la presse Jeunesse), présentation par date de parution décroissante (2014-2013)La collection des panoramas de la presse Jeunesse

La lutte contre le décrochage scolaire, et toutes les formes d’arrêt d’études avant l’obtention d’un diplôme, sont une priorité des pouvoirs publics, l’Etat et les Régions en tête. En France, 140 000 jeunes sortent chaque année du système de formation initiale sans aucun diplôme ni formation, ou avec, au plus, le brevet des collèges.

La question est centrale dans la loi de d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République, et plus particulièrement son article 14. « Tout élève qui, à l’issue de la scolarité obligatoire, n’a pas atteint un niveau de formation sanctionné par un diplôme national ou un titre professionnel enregistré et classé au niveau V du répertoire national des certifications professionnelles doit pouvoir poursuivre des études afin d’acquérir ce diplôme ou ce titre  », peut-on y lire. Par ailleurs le texte stipule : « Tout jeune sortant du système éducatif sans diplôme bénéficie d’une durée complémentaire de formation qualifiante qu’il peut utiliser dans des conditions fixées par décret. Cette durée complémentaire de formation qualifiante peut consister en un droit au retour en formation initiale sous statut scolaire. »

Dans son rapport fondateur du 21 février 2013, le Comité interministériel de la jeunesse (CIJ) reprend l’objectif du Président de la République de diviser «  par deux le nombre de décrocheurs d’ici la fin du quinquennat et d’offrir à tout jeune scolarisé de 16 à 18 ans, une solution de formation ou un service civique ». Afin d’accélérer «  le potentiel d’aide au raccrochage », ce même rapport plaide pour une mobilisation nationale au sein de l’Éducation nationale afin de doubler le nombre de jeunes « raccrochés » à 20 000 par an et de porter leur nombre à 70 000 en 2017. Il y est annoncé encore la désignation d’un « référent contre le décrochage scolaire, prioritairement, dans les établissements les plus touchés  » et « la mise en place de réseaux « objectifs-formation-emploi » » qui visent une collaboration accrue des professionnels du secteur socio-éducatif et la mise en œuvre de contrats avec les jeunes en situation de décrochage ainsi que leurs familles. L’ambition du plan Priorité jeunesse mené par gouvernement, pousse à cette fin, ses services à se structurer en réseaux et multiplie les partenariats interministériels et avec les collectivités territoriales.

Le 8 janvier 2014, le gouvernement, sous l’égide du ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, organisait sur ce sujet un séminaire de mobilisation. Il s’agissait de faire le bilan de l’action entreprise en 2013 et de fixer de nouvelles perspectives pour l’année 2014. L’objectif de 20 000 jeunes décrocheurs de retour en formation initiale passe à 25 000 cette année.

Plateformes d’accueil pour les « décrocheurs »

Depuis 2011 quelque 360 plateformes d’accueil pour les « décrocheurs » ont été créées sur le territoire sous l’autorité du préfet. Intitulées« plateformes de suivi et d’appui aux décrocheurs » (PSAD), ces instances de coordination d’acteurs locaux de la formation, de l’orientation et de l’insertion des jeunes doivent permettre d’accompagner les jeunes de manière personnalisée vers une formation, un processus de qualification ou d’accès à l’emploi. Dans le périmètre d’action des PSAD, l’Education nationale a constitué les réseaux « Formation-Qualification-Emploi » (FOQUALE), rassemblant les établissements et dispositifs relevant de son périmètre. L’objectif est le développement de mesures de remédiation au sein de l’Education nationale et le renforcement de leur lisibilité, mais aussi de recenser toutes les solutions existantes et de mutualiser les expériences réussies.

Au cœur de ce réseau, la mission de lutte contre le décrochage scolaire (MDLS) met en œuvre des activités de prévention, de conseil, d’expertise et d’ingénierie de formation. Ces actions viennent en complément de celles menées par les collectivités territoriales. Elles s’insèrent par ailleurs dans les « pactes régionaux pour la réussite éducative et professionnelle des jeunes », l’un des déclinaisons des « contrats de plans régionaux de développement des formations professionnelles » (CPRDFP) dont le pilotage échoit aux Régions.

Des contrats « Objectifs-formation-emploi »

Depuis la rentrée 2013 interviennent également, en appui aux réseaux FOQUALE, des référents « décrochage scolaire » dans les établissements du second degré à fort taux d’absentéisme de décrochage. Ils ont vocation à intervenir au plus vite, dès les premiers signes annonciateurs d’un risque de décrochage, et à mobiliser les équipes éducatives ainsi que les personnels de santé et sociaux réunis au sein de « groupes de prévention du décrochage scolaire ».

Après une phase de contact et de bilan permettant d’évaluer ses besoins, le jeune en situation de décrochage se voit proposer un retour en formation, soit dans un établissement scolaire, notamment dans des structures innovantes comme le « micro-lycée », soit dans un organisme de formation et d’apprentissage (CFA ou autre…). Il bénéficie en outre de l’appui d’un tuteur.
Un contrat « Objectif-formation-emploi » signé entre le tuteur, le jeune et sa famille, formalise le sens et les modalités de ce parcours personnalisé de retour en formation.