Conférences et rencontres

"Pratiques écologiques et éducation populaire : l’éducation qui vient"

Compte-rendu des "Rencontres 2016"

Plénière du 5 février 2016

Sortir du ronronnement de l’éducation académique

Olivier Sigaut a quant à lui démontré qu’en matière de protection de l’environnement, on peut aussi passer d’éducation formelle à éducation non formelle en invitant les étudiants sur le terrain. Selon lui, « il faut sortir les étudiants du ronronnement de l’éducation académique ». C’est dans cette optique qu’il a engagé avec ses étudiants un travail de suivi sur l’Angelica heterocarpa, l’ « Angélique des estuaires » une plante erratique rare qui poussait en plein cœur de Bordeaux sur un site totalement détruit à l’occasion de travaux publics.

L’éducation pour la nature nécessite une implication totale. Elle peut aussi s’accompagner d’un travail créatif. Car « créer, c’est aussi résister ». Olivier Sigaut a rappelé que la première grande loi de protection avait été inspirée par les peintres de Barbizon, collectif qui a réuni tout au long du XIXe siècle les artistes paysagistes désireux de travailler « d’après nature  ». Les problématiques écologiques peuvent être abordées de manière conviviale, comme la représentation « Le cri du vison », donnée dans le cadre du festival d’Uzeste pour sensibiliser les populations sur la disparition du vison d’Europe. C’est, a jugé Olivier Sigaut, moins de l’éducation par la nature que de l’éducation pour la nature qu’il faut développer.

On peut aussi surprendre les gens, les sortir de leur routine pour les emmener vers d’autres pratiques écologiques. C’est ce qu’il s’est essayé à faire, en relation avec des paysagistes, travaillant aux liens entre technologie et écologie à partir des nanoparticules de carbone de Fuller. Peut-on faire de la technique acceptable du point de vue de l’écologie ? La question est posée dans son documentaire « Machines ». La technologie constitue aussi le sujet de son dernier projet, à partir de la pièce « RUR », de Karel Capek, une réflexion morale et éthique sur les nouveaux enjeux, car il ne faut pas opposer une approche écologique engagée avec des modes de réflexion sur des techniques qui s’imposent à tous.

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Dossier : Comptes-rendus des "Rencontres 2016"

"Pratiques écologiques et éducation populaire : l'éducation qui vient"

L’INJEP et l'ALLISS se sont associés pour organiser les 4es rencontres de l’Observatoire « Pratiques écologiques et éducation populaire : l’éducation qui vient ». Elles se sont tenues le 5 février 2016, rassemblant plus de 300 personnes. Retrouvez dans ce dossier les comptes rendus des quatre ateliers qui ont séquencé ces rencontres ainsi qu’une restitution des plénières.

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