De 1995 à 2001, la mairie de Strasbourg a développé un programme pilote d’éducation populaire très ambitieux et innovant, il s’agissait d’une politique volontariste mise en place par Catherine Trautmann. Cette notion y était revendiquée explicitement et traduisait le désir de la municipalité de développer des projets en terme d’éducation populaire dans la ville, mais aussi d’en réactualiser les formes. Dans ce cadre, deux personnes furent chargées de ce projet : Jean-Claude Richez, adjoint au maire de Strasbourg, en charge du Programme Jeunesse et Education Populaire, et Jean-Claude Bournez, responsable de l’éducation populaire de Strasbourg.
Les projets mis en place : la Maison de l’Image, les cybercentres, les ateliers du savoir et de la création, le Crica (Centre de ressources des initiatives culturelles et artistiques) (qui n’existe plus), une université hors les murs et enfin une télévision de proximité (Canal 20 Strasbourg).
La Maison de l’Image a été créée pour démocratiser l’accès à la culture de l’écran, faciliter l’expérimentation pratique des outils audiovisuels, cinématographiques et multimédias. Le CRICA (Centre de ressources des initiatives culturelles et artistiques) a été crée pour accompagner les pratiques culturelles émergentes.
"Les ateliers du savoir et de la création cherchent à décloisonner les disciplines, les pratiques, les milieux et les quartiers pour introduire davantage de mouvements, d’échanges et de solidarité dans la ville et pour réactualiser le militantisme. Lieux expérimentaux de rencontre et d’échanges, ils prolongent le partage et la solidarité. Ils sont des espaces où peuvent s’inventer de nouvelles manières d’être ensemble dans la cité."
Pour la ville de Strasbourg, les TIC constituaient des leviers pour l’éducation populaire, qui permettaient d’en renouveler les formes et de la réactualiser.
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