Dans ce cadre, deux personnes furent chargées de ce projet :
► Jean-Claude Richez, alors adjoint au maire de Strasbourg, en charge du Programme Jeunesse et Education Populaire,
► et Jean-Claude Bournez, alors responsable de l’éducation populaire à Strasbourg.
Les projets mis en place :
► la Maison de l’Image,
► les cybercentres,
► le CRICA, (Centre de ressources des initiatives culturelles et artistiques) (qui n’existe plus),
► une université hors les murs,
► une télévision de proximité (Canal 20 Strasbourg)
La Maison de l’Image a été créée pour démocratiser l’accès à la culture de l’écran, faciliter l’expérimentation pratique des outils audiovisuels, cinématographiques et multimédias.
Le CRICA (Centre de ressources des initiatives culturelles et artistiques) a été crée pour accompagner les pratiques culturelles émergentes.
Pouvez-vous revenir sur votre expérience à Strasbourg ?
Jean-Claude Richez
A Strasbourg, la mise en place d’un programme d’éducation populaire était étroitement liée aux technologies de l’information et de la communication…
Normalement, l’éducation populaire devrait être portée par des mouvements associatifs. Alors, est-ce qu’à partir du moment où une ville met en place un programme d’éducation populaire ; c’est de l’éducation populaire ? On peut se poser la question. Maintenant, beaucoup de villes commencent à se positionner sur l’éducation populaire. Il doit bien y avoir encore un ou deux adjoints à l’éducation populaire ou de gens qui se positionnent par rapport à l’éducation populaire … ce qui se passe à la mairie de Paris est quand même assez symptomatique. Je pense que dans d’autres villes, ça se pose en des termes similaires. Aujourd’hui, il y a un certain nombre de villes qui se posent la question de la mise en place d’une plate-forme d’éducation populaire.
Les collectivités sont de plus en plus pour penser par exemple l’articulation justement entre leur politique éducative et leur politique jeunesse ; ça c’est une question qui émarge fortement à travers les contrats éducatifs locaux (CEL). Donc, là il y a de nouvelles configurations qui apparaissent et je pense que dans ces nouvelles configurations, on risque de voir se développer une référence à l’éducation populaire, une réactualisation de cette référence par les collectivités. On peut dire que pour le moment ce sont des choses qui sont encore embryonnaires. Mais c’est une des grandes questions que se posent les villes. Donc, à partir du moment où elles se posent le problème de l’articulation entre politique jeunesse et politique éducative ; naturellement elles vont être amenées à mobiliser le référent éducation populaire."
Jean-Claude Richez
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