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Vers un nouveau service volontaire pour les 18-25 ans

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Martin Hirsch a annoncé qu’un nouveau service volontaire était en préparation. Plus ambitieux que le dispositif actuel, il constituerait l’un des pilier de la nouvelle politique de jeunesse menée par l’État.


Volontaire du service volontaire européen (SVE) à l’Injep

Martin Hirsch, haut commissaire à la Jeunesse, a annoncé mercredi 4 février, à Paris, devant un parterre de 600 jeunes associatifs, la mise en place d’un nouveau service civique sur la base du volontariat. Ce dispositif s’inspirera de l’actuel service civil volontaire (SCV) qu’accomplissent quelque 2500 jeunes de 18 à 25 ans, pour une durée allant de 6 à 9 mois. Il constituera l’une des pierres angulaires de la politique de jeunesse que le nouveau haut commissaire à la Jeunesse entend mettre en œuvre.

Rémunéré entre 600 et 650 euros par mois, le SCV permet d’accomplir une mission d’intérêt général, de bénéficier d’une formation citoyenne et d’un accompagnement vers l’emploi. Martin Hirsch a défini de nouveaux objectifs pour le service civique : répondre au désir d’engagement de la jeunesse ainsi qu’aux besoins exprimés par la société, décloisonner le service volontaire en permettant à celui-ci d’être davantage reconnu et valorisé.

Mission de préfiguration

Martin Hirsch a précisé qu’une mission de préfiguration du futur service civique doit être également mise en place. Elle associera largement les associations et examinera les possibilités de prise en compte des périodes de service civique dans les cursus étudiants. De même la mission creusera le sillon de la valorisation de l’expérience acquise dans le parcours professionnel des jeunes. Il s’agira de répondre aux demandes fortes des jeunes et des associations pour un véritable statut des volontaires et une meilleure reconnaissance de leur action.

L’autre point important de la mission de préfiguration porterait sur le financement du dispositif aujourd’hui fragmenté et complexe. Le haut commissaire à la Jeunesse s’est dit favorable à un financement sûr et pérenne.

Investissement public important

La Conférence permanente des coordinations associatives (CPCA) estime, pour sa part, qu’un service volontaire « pleinement et massivement développé (…) nécessite un investissement public important (400 millions d’euros en année pleine pour 60 000 volontaires) ». Par ailleurs, cette réforme implique une « clarification législative des volontariats en France, notamment par le biais d’une loi cadre ; son caractère volontaire doit être articulé à une mission d’intérêt général exercée dans le secteur non marchand », fait valoir la CPCA dans un communiqué.

Dans son rapport, remis au président de la République, en septembre, Luc Ferry avait préconisé la mise en place progressive d’un service civique volontaire concernant 60 000 jeunes d’ici cinq ans. Selon un sondage commandé par la mission de l’ancien ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche, 260 000 jeunes seraient prêts à s’engager chaque année dans le cadre d’un service civique de six mois.

Mise en ligne le vendredi 6 février 2009
Modifiée le lundi 9 février 2009

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