L’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire a accompagné le réseau d’information jeunesse de Charente-Maritime dans la réalisation d’une observation sur le comportement des jeunes dans leur accès à l’information.
Pour ce faire, l’Injep a mis en place une formation-action, de septembre 2006 à octobre 2007, avec le soutien du centre régional d’information jeunesse (Crij), de la direction régionale de la Jeunesse et des Sports Poitou-Charentes, du centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ) de La Rochelle et de la direction départementale de la Jeunesse et des Sports de Charente-Maritime. Objectifs : doter les collectivités concernées d’outils pour la mise en place d’un observatoire des jeunes et soutenir le réseau Information Jeunesse de Charente-Maritime dans sa réflexion sur les évolutions de leurs métiers à l’aune des changement de pratiques des jeunes en matière d’information.
Au plus près de la demande des jeunes
« Le travail a tout d’abord consisté à délimiter un objet précis d’observation en définissant le thème de l’étude : demande et pratique des jeunes en matière d’information, explique Gérard Marquié, chargé d’études et de formation à l’Injep, qui a coordonné cette action avec le sociologue Jean-Pierre Halter. Il a été décidé ensuite de délimiter un public : les jeunes de 15 à 30 ans fréquentant les structures d’Information Jeunesse. Par la suite, nous avons élaboré un questionnaire, accompagné d’un protocole de passation, afin de permettre une collecte homogène des données ». Celui-ci a été alors testé dans les points PIJ ou BIJ du département sur trois périodes d’enquête, choisies préalablement selon des critères de fréquentation (haute, moyenne et basse). Dans le même temps, un cahier des charges a été réalisé afin de préciser les engagements des différents acteurs dans la mise en oeuvre de l’observation. Pour Gérard Marquié « il importait d’abord de conduire une enquête au plus près de la demande sociale des jeunes du territoire, tout en réfléchissant aux enjeux de cette observation et aux limites des outils utilisés par les professionnels »
Au bout d’un an de travail, sous la forme de rencontres mensuelles, les résultats de l’enquête ont été rendus publics. Ils confirment le rôle majeur d’Internet dans les pratiques des jeunes en matière d’information, mais montrent également la place importante accordée à l’accueil par les professionnels et le rôle prépondérant des amis et des proches dans l’accès aux structures d’information des jeunes. Gérard Marquié souligne aussi « une diversité des résultats (publics reçus, priorités sollicitées…) en fonction du territoire d’implantation de la structure information jeunesse ».
Des enjeux mis en lumière
Trois enjeux s’imposent alors aux yeux des observateurs. Le premier tient dans la nécessité d’analyser la demande d’information et de faire évoluer l’offre par rapport à cette dernière. Le deuxième consiste à mieux faire connaître et reconnaître la capacité d’observation et d’analyse des structures telles que les bureaux et les points ou les centres départementaux d’information jeunesse. Enfin, le troisième s’inscrit dans la volonté de partager la démarche avec d’autres structures s’adressant aux jeunes, comme les missions locales, les associations ou les centres d’information et d’orientation.
Le dernier, mais non le moindre : cette formation-action a permis aux informateurs jeunesse de travailler sur leur identité professionnelle. Et notamment de s’interroger sur la place occupée par le réseau Information Jeunesse dans le champ des politiques publiques d’accueil, d’information, d’orientation et d’animation.
Quelques résultats de l’enquête
Le statut des jeunes révèle une représentation quasi équivalente des lycéens (27 %), des étudiants (26 %), et des demandeurs d’emploi (24 %).
Le bac est le niveau de formation le plus représenté (28 %) et plus de 55 % des jeunes fréquentant les BIJ-PIJ ont un niveau de formation égal ou supérieur au bac.
Les thèmes « études-formation » et « emploi » ressortent de manière dominante respectivement 35 % et 27 % sur l’ensemble du département de Charente-Maritime.
Contact : gérard Marquié : marquie@injep.fr
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