Brésil
Le Brésil est le berceau de Paulo Freire, dont la pédagogie de conscientisation influencera toute l’Amérique latine. Il s’oppose à l’idéologie
Ressources
- Un article sur le budget participatif de Porto Alegre, par Estelle Granet (auteur du livre "Porto Alegre, les voix de la démocratie. Vivre le budget participatif" Ed. Syllepse, mars 2003) http://www.reseauxcitoyens-st-etien…
- Un article sur la situation brésilienne avec une partie sur l’éducation populaire "Démocratie locale. Les expériences brésiliennes" Marilza de Melo Foucher, Revue Projet, Ceras, numéro 274-2003. http://www.ceras-projet.com/lodel/d…
- ruraux sans-terre au Brésil" (en ligne : http://www.cea-ace.ca/media/Vergara…)
Un éclairage sur le Mexique et l’Amérique Latine :
Japon
Au Japon ; on utilise la terminologie "éducation sociale" à la place d’éducation populaire. Cette éducation sociale a de nombreuses caractéristiques communes avec l’éducation populaire d’autres pays : influence des mouvements sociaux, contrôle de l’Etat, rôle des associations, développement de l’individualisme, privatisation etc. L’éducation populaire au Japon est très fortement dépendante des pouvoirs publics, et la sphère de la société civile ne s’y est développée que très tardivement. Cette situation peut s’expliquer en faisant un détour par l’histoire. En effet, à la fin du 19ème siècle, l’éducation sociale, qui se distingue clairement de l’éducation nationale ou scolaire, est destinée à soutenir l’Empire. Puis durant la seconde guerre mondiale, cette éducation sociale est utilisée à des fins d’endoctrinement et de mobilisation de la nation japonaise. Avec le passage de l’empire à la démocratie ; l’éducation populaire est prise en compte à l’intérieur d’une loi cadre pour l’éducation. Actuellement la loi cadre de l’éducation est rediscutée. On y retrouve deux tendances simultanément ; d’une part une orientation vers le libéralisme économique, d’autre part, une orientation de démocratie éducative qui s’est constituée en même temps que la démocratie s’installait dans la société japonaise.
Le "kominkan" est une sorte de Maison de Jeunes et de la Culture ; il en existait 18.000 en 2004, alors que le Japon compte 2700 bibliothèques, 1100 musées, 12000 collèges. Le kominkan (dont le règlement a été défini en 1946) a été pensé comme un lieu de proximité, avec une dimension de lieu de résolution des problèmes de la communauté ; processus permettant un apprentissage à partir de ces problèmes. Mais selon l’auteur, les kominkans qui ont eu beaucoup de succès dans les années 80, ont perdu de leurs forces. Deux raison peuvent l’expliquer ; la période pendant laquelle les personnels de l’administration en assuraient en partie le fonctionnement (et non des spécialistes de l’éducation) et la privatisation de ces centres. D’autre part, la loi de 1988 sur les ONP (Organisations non profitables) qui sont l’équivalent japonais des "organisations non lucratives" a permis de mettre en place un cadre légal pour la vie associative. Mais la situation japonaise reste divisée en plusieurs courants qui s’opposent ;
1) le courant de privatisation (désengagement de l’Etat auprès des communautés locales, privatisation du champ public de l’apprentissage)
Québec
Au Québec, l’éducation populaire a une longue histoire qui ressemble à la situation française, surtout au 19ième siècle. Elle s’en démarque plus par la suite et recouvre l’histoire du mouvement communautaire et de l’action communautaire. L’éducation populaire dite autonome (EPA) au Québec s’est en partie inspirée des expériences d’éducation populaire en Amérique Latine depuis les années 60.
"Avant 1950 l’éducation populaire était le seul ou le principal accès des adultes à l’éducation. De 1950 à 1970, elle a été d’une aide précieuse à la modernisation sociale du Québec en participant, en particulier, à la formation des dirigeants économiques, syndicaux, coopératifs, des intervenants sociaux et culturels. De 1970 à nos jours, alors que la mutation de la société québécoise se poursuivait, elle est apparue comme une nouvelle forme de réaction aux bouleversements que connaissent les milieux urbains et ruraux."
"L’éducation populaire autonome en particulier : C’est principalement dans la façon dont est portée l’éducation populaire dans le réseau autonome qu’elle se différencie. (…).
- Elle est sous la responsabilité de multiples organismes communautaires ou sans but lucratif. Ces organismes sont formés majoritairement de bénévoles qui participent aussi bien à leur vie associative (gestion et orientations) qu’aux offres de services. Leurs activités éducatives sont adaptées aux milieux concernés. Ils sont, en général, solidement implantés dans leur milieu.
- Ils sont en mesure de répondre rapidement aux besoins éducatifs exprimés.
- Ils font preuve d’une souplesse certaine.
- Ces organismes communautaires, sectoriels ou polyvalents, interviennent aux niveaux local, régional ou national.
- Une minorité d’entre eux reçoivent l’aide financière, souvent insuffisante du ministère de l’Éducation. Ils doivent compter sur l’appui financier de leur milieu et d’autres sources gouvernementales."
Ressources
A lire également :
- "Qu’est-ce que l’éducation populaire ? Débats du comité de recherche de l’ICEA sur les pratiques d’éducation populaire". Lacelle Nicole. Institut Canadien d’Education des Adultes, 1981. (en ligne : http://bv.cdeacf.ca/documents/PDF/2…)
- "L’éducation populaire† : un outil essentiel à la démocratisation du social". Genevieve C. Guindon, Lien social et Politiques – RIAC, 48, La démocratisation du social. Automne 2002, pages 167-178. (en ligne : http://www.erudit.org/revue/lsp/200…)
Quelques acteurs québécois :
- ICEA : Institut de coopération pour l’éducation des adultes http://www.icea.qc.ca/ Institut crée en 1946, l’ICÉA a pour but de promouvoir l’exercice du droit des adultes à l’éducation et de travailler à cet exercice en favorisant l’adoption et le développement d’un modèle démocratique de formation continue.
- CDEACF : Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine http://www.cdeacf.ca Organisme autonome subventionné par les gouvernements du Québec et du Canada, centre de ressources spécialisé sur l’éducation, formation et alphabétisation des adultes, la condition féminine, l’action communautaires et les technologies d’information et de communication.
- Centre de formation populaire : http://www.lecfp.qc.ca/ Centre de formation née dans les années 70, organise régulièrement des universités d’été, forme et accompagne les mouvements communautaires.
- ROVEP : Regroupement des organismes volontaires d’éducation populaire. http://www.rovep.org/. Crée en 1978, regroupement d’organismes au Québec, oeuvrant pour la promotion de l’éducation populaire autonome.
- MEPACQ : Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec crée en 1981. http://www.mepacq.qc.ca/
Allemagne
En Allemagne, il existe une tradition de VolksHochSchulen (universités populaires) financées par les Länder et pratiquement chargées d’un service public d’éducation des adultes depuis la loi de 1970. Les moyens dévolus à ces Universités Populaires allemandes étaient (et restent encore, mais dans une moindre mesure) extrêmement importants. Il y aurait un millier de VolksHochSchulen en Allemagne.
Au 19ème siècle, l’éducation populaire en Allemagne est divisée entre une conception révolutionnaire et une conception bourgeoise. C’est cette deuxième conception qui va l’emporter ; à partir de là, plusieurs initiatives vont voir le jour dans le but de combler l’écart entre les classes cultivées et le peuple. Création d’une "Société pour l’extension de l’éducation populaire" qui va soutenir les associations, création des bibliothèques populaires et à partir de 1919 vont naître les premières universités populaires : les VolksHochSchulen (VHS) qui seront institutionnalisées sous la république de Weimar et supprimées par le régime nazi. Comme en France, il y a eu un renouveau du mouvement d’éducation populaire après la guerre avec l’idée de reconstruire le pays et de faciliter la réintégration dans la nation.
Ressources
- Site regroupant toutes les Volkhochschulen allemandes : http://www.vhs.de/
- "Apprendre avec plaisir. Refonder des relations sociales. L’éducation des adultes en défis". Denis Rambaud et Marc Jeannerat. Chronique sociale, Lyon, novembre 99.
Belgique
En Belgique, l’éducation populaire est liée au monde du travail et au mouvement ouvrier, beaucoup plus qu’en France, depuis le 19ème siècle. Dans les années 70, l’analphabétisme pousse les mouvements ouvriers à
On parle donc plus couramment d’éducation permanente en Belgique, bien que ce champ ne recouvre pas complètement celui d’éducation populaire. La Belgique a deux programmes de financement des organismes volontaires d’éducation des adultes pour sa po¬pulation francophone. Le premier s’adresse à des organisations d’éduca¬tion permanente à buts exclusive¬ment culturels et le second, a des organisations de promotion socioculturelle des travailleurs.
"Le service de l’Education permanente a pour missions de soutenir et promotionner les actions et les organisations d’éducation permanente et de loisirs culturels, les centres d’expression et de créativité, ainsi que la vie associative et le développement de la citoyenneté, par divers biais : le subventionnement structurel des associations reconnues, ainsi que leur subventionnement ponctuel sur projets et celui d’associations non reconnues, le subventionnement de programmes de formation des cadres culturels, les questions liées au développement de la citoyenneté et de la démocratie par le biais de l’action culturelle, et les questions relatives à la dimension culturelle des phénomènes de société, les questions relatives à la multiculturalité et à l’interculturalité, les questions relatives à la solidarité entre les générations et à l’intergénérationnel, la réalisation de publications, le développement de partenariats et de réseaux internationaux."
Ressources
- Service d’éducation permanente http://www.educperm.cfwb.be
- Culture et démocratie (association) http://www.cdkd.be/fr
- Présence et action culturelles (PAC) (association) http://www.pac-g.be/
- Le GRAIN Atelier de pédagogie sociale (association) http://www.legrainasbl.org/
- Peuple et Culture Wallonie-Bruxelles (association) http://www.peuple-et-culture.be/
- "L’éducation populaire", Cahiers de l’éducation permanente, revue de l’association PAC (Présence et action culturelles) Belgique, n°25, printemps 2005. Sommaire et introduction en ligne : http://pacg.celeonet.fr/docs/biblio…
Suède
En Suède, l’éducation populaire (Folkbildning) est centenaire et le cercle d’étude en est la méthode principale (à côté des Ecoles Populaires Supérieures) basée sur le dialogue ; les cercles d’étude y sont toujours très actifs (350.000 cercles selon le Conseil suédois d’éducation populaire) . Les cercles d’études existent en Suède depuis 1902 et, avec les organisations
Ressources
- "Education populaire en Suède", document rédigé par le Conseil suédois pour l’éducation des adultes (en ligne : http://www.folkbildning.se/download…)
- Folkbildningsradet : Conseil suédois d’éducation populaire ; http://www.folkbildning.se
- FIN : Service d’information des Ecoles Populaires Supérieures en Suède http://www.fin.fhsk.se/english.asp?…
Points de vue : interviews
- Question posée : Au niveau international ; que savez-vous de l’éducation populaire ailleurs et de ses relations avec l’éducation populaire en France ?
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