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Suicide des enfants : un rapport remis à Jeannette Bougrab

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A la demande de la secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de la Vie associative, le neuropsychiatre Boris Cyrulnik a remis un rapport sur la question du suicide des enfants. Un état des lieux des connaissances scientifiques assorti de préconisations qui serviront de base à une politique publique de prévention contre le suicide des plus jeunes que la secrétaire d’Etat appelle de ses vœux.

Un rapport sur le thème du suicide des enfants a été remis, jeudi 29 septembre, à Jeannette Bougrab, secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de la Vie associative, par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik. Ce travail inédit, impulsé par Jeannette Bougrab, a imposé à ses auteurs une approche pluridisciplinaire, mêlant neurobiologie, biochimie, psychologie, sociologie et autres disciplines. Il dresse un état des lieux des connaissances scientifique en matière de suicide et de tentatives de suicide des jeunes, notamment chez les pré "teens" (5-14 ans).



Copyright MJSVA / Hervé Hamon

"Il n’est pas normal qu’une société riche comme la nôtre ne sache pas voir le mal-être de ses enfants, a affirmé Jeannette Bougrab. Un mal-être qui est malheureusement en pleine progression, notamment chez les pré “teens” (5-14 ans) et jusqu’ici personne n’avait osé l’aborder, certains allant même jusqu’à le nier. Je suis convaincue qu’il était vital d’agir et de proposer des solutions pour impulser un politique publique en faveur de la prévention des suicides."

Le rapport, “sans compromis” selon les termes de la secrétaire d’Etat, et les préconisations de Boris Cyrulnik concernent autant la qualité des formations de la petite enfance, que la création de lieux d’écoute, ou le retour à une culture des clubs dans les quartiers…

Ces mesures pourront être expertisées dans le cadre du comité de pilotage du programme d’actions contre le suicide qui analysera les propositions de ce rapport. Le traitement interministériel de la problématique du suicide doit en effet permettre d’agir plus efficacement en termes de prévention et de prise en charge. “Aujourd’hui, si on ne fait rien, on ne pourra plus dire qu’on ne savait pas”, a conclu Jeannette Bougrab.

En 2009, 37 enfants et pré-adolescents se sont donné la mort, selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). D’après Boris Cyrulnik, les suicides aboutis chez les 5-12 ans seraient rares, mais il y en aurait sans doute davantage que les statistiques le laissent penser. En effet, certains décès, considérés comme accidentel, s’assimilent à une forme de suicide, a estimé le neuropsychiatre dans son rapport.

Mise en ligne le mardi 4 octobre 2011
Modifiée le mercredi 5 octobre 2011

Mot(s) clé(s): Famille, Santé
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