
La ville de Schiltigheim a choisi l’Injep pour réaliser un diagnostic de sa politique dédiée à l’enfance et à la jeunesse. La municipalité souhaite en effet disposer d’un outil d’aide à la décision de la politique à court, moyen et long terme. L’intervention de l’Injep, devrait donner lieu à un premier diagnostic début 2009. Elle s’appuie sur une démarche participative ainsi que sur une large consultation des acteurs, professionnels élus, habitants et jeunes. Il s’agit de mettre en évidence les grandes évolutions des publics et des acteurs concernés par ces politiques de jeunesse, puis, de formaliser le regard porté par les parents, les jeunes et les professionnels, afin de faire émerger des propositions d’actions prioritaires. Dans un second temps, l’institut devra déterminer les orientations stratégiques et opérationnelles en prenant en compte le travail de tous les acteurs des politiques de jeunesse de la ville, l’articulation de leur compétence, le repérage des lignes de force et des points faibles à corriger. Un rapport final sur les orientations, les objectifs, et surtout les préconisations sera remis en avril aux donneurs d’ordres. « Nous avons estimé que la partie dédiée à l’évaluation des dispositifs existants se doit d’être externe et indépendante si l’on veut des réponses objectives aux questions relatives à l’offre éducative et de loisirs », explique Jean-Pierre Halter, chercheur associé à l’Injep.
Orientations stratégiques
En revanche, « l’étude prospective sur la définition du projet éducatif de la collectivité doit s’effectuer à partir d’une démarche participative impliquant les services de la ville, les partenaires institutionnels et associatifs, les parents et les jeunes eux-mêmes », expose Jean-Claude Richez, responsable de l’unité de la recherche des études et de la formation à l’Injep. Cette phase devrait comporter des temps de concertation et des temps de formation-action. Notamment pour définir les modes d’évaluation des actions et des dispositifs qui seront mis en en œuvre.
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