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Marianne Autain et Patrick Bacry, responsables de Galaxie Jeunesse

"S’orienter dans le dédale des politiques de jeunesse"

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Pour les initiateurs de Galaxie Jeunesse, une base de données gratuite, unique en France, le recensement des dispositifs et des organismes dédiés aux jeunes répond à une forte demande des professionnels. Et relève de la mission de service public assurée par l’Injep.

L’Injep vient de mettre en ligne Galaxie Jeunesse. Cette base de données, libre d’accès et régulièrement actualisée, marque une nouvelle étape dans l’évolution des rapports qu’entretient l’unité Documentation, Information, Publications de l’Injep avec son public et ses partenaires. Pour Marianne Autain et Patrick Bacry, responsables éditoriaux au sein de ce service, la mise en ligne de cette base de données constitue une réponse à la diversification des acteurs des polititiques de jeunesse et aux besoins de clarification qu’elle suscite.

Concrètement, Galaxie Jeunesse, qu’est-ce que c’est ?

Marianne Autain : Galaxie Jeunesse, c’est concrètement quelque 350 fiches et 1 500 noms d’organismes et de dispositifs mis en ligne et accessibles à travers des modes de consultation par secteur (Formation-emploi, Vie associative…), par nom (Aide sociale à l’enfance, Association française des volontaires du progrès…), par sigle (PJJ, MILDT…) ou par une recherche, en texte intégral. Je crois bon de préciser que, si la base de données répertorie les dispositifs et les organismes publics concernant les jeunes, elle mentionne également les grandes fédérations de jeunesse et d’éducation populaire, qui remplissent des missions de service public dans ce domaine.

Pourquoi avoir créé et mis en ligne cette base de données ?

Patrick Bacry : Parce que cela répond à un énorme besoin que nous avons constaté. La jeunesse est un domaine d’intervention de plus en plus éclaté entre les différents services de l’État, les collectivités territoriales, les associations. Une matière complexe, mouvante, sans cesse remodelée, entre autres par les alternances politiques. De sorte qu’il devient de plus en plus difficile, y compris pour les professionnels et les responsables des politiques de jeunesse, de s’y retrouver, de savoir qui fait quoi et dans quels domaines.

Un exemple : le Fonds d’action et de soutien pour l’intégration et la lutte contre les discriminations (Fasild), établissement public à caractère administratif, est devenu, par la loi du 31 mars 2006 pour l’égalité des chances, l’agence nationale pour la Cohésion sociale et l’Égalité des Chances (Acsé). Celle-ci se substitue au Fasild pour l’ensemble des actions engagées par cet établissement… à l’exception des actions de participation à l’accueil des populations immigrées ; lesquelles sont transférées à l’agence nationale de l’Accueil des Étrangers et des Migrations (Anaem). Par ailleurs, c’est l’Acsé qui mobilisera les crédits spécifiques jusque-là gérés par la délégation interministérielle à la Ville (DIV) qui reste toutefois, pour la ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité, « un pilier de la politique de la Ville ». Enfin, l’Acsé est également chargée de la mise en œuvre d’un dispositif récent et important : le service civil volontaire.

J’ai choisi cet exemple parce qu’il illustre bien la complexité des choses, avec leurs strates successives, d’où l’ampleur de la démarche de clarification dans laquelle nous nous sommes engagés.

M.A : Je reviens sur cette notion de besoin exprimé par les professionnels de jeunesse. En 1999, nous avons édité un guide papier intitulé le Mémoguide des dispositifs publics concernant les jeunes. Le succès a été tel qu’il a fallu procéder à une réédition. En 2005, nous avons actualisé cet ouvrage et nous nous sommes très vite retrouvés en rupture de stock. En 2004, nous avons publié La Galaxie jeunesse. Il s’agissait cette fois d’un guide des structures publiques qui s’occupent des jeunes en France. Eh bien, non seulement l’ouvrage a encore trouvé son public, mais nous avons été souvent sollicités par nos lecteurs afin de leur fournir de nouvelles informations, de faire le point sur les nouvelles dispositions, les textes les plus récents… Comme il nous est impossible matériellement de mettre à jour régulièrement ces données sur un support papier, nous avons donc fait le grand saut vers la mise en ligne, avec cette base de données actualisable en permanence.

Galaxie jeunesse, c’est donc à la fois une fusion de deux guides, l’un portant sur les dispositifs, ; l’autre sur les organismes dédiés aux jeunes, ainsi qu’un sacré défi : celui de réactualiser et de clarifier, pour ainsi dire en temps réel, un paysage institutionnel en plein bouleversement ?

PB : C’est surtout la volonté d’assurer une mission de service public auprès des responsables et des professionnels de jeunesse, qui voient leur champ d’intervention s’élargir à de nouveaux territoires et intégrer toujours plus d’acteurs publics. On est donc ici au cœur de la mission de l’Injep. D’ailleurs, du secrétariat aux responsables éditoriaux, en passant par le service de la documentation, tout le personnel de l’unité en charge des publications et de la documentation est mobilisé sur ce projet à des degrés divers. Enfin, cette base de données constitue aussi un outil de veille éditoriale performant qui nous permettra de suivre plus finement les évolutions des organismes et dispositifs dédiés aux jeunes et, par voie de conséquence, de publier des ouvrages de synthèse au moment opportun.

Mise en ligne le vendredi 1er juin 2007
Modifiée le vendredi 4 mai 2007

Mot(s) clé(s): Animation, Éducation
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