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Jean-Claude Richez, chef de l’unité de la recherche, des études et de la formation (Uref)

Pourquoi l’Injep a organisé trois jours de rencontres sur les politiques territoriales de jeunesse

« L’Injep a vocation d’accompagner les bouleversements des politiques territoriales de jeunesse »

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Centre de recherche et de formation, l’Injep est un lieu où s’agrègent nombre de réflexions sur les évolutions des politiques de jeunesse. C’est fort de cette légitimité que Jean-Claude Richez, chef d’unité, et ses collègues de l’unité de la recherche, des études et de la formation, ont organisé trois jours de rencontres, les 7, 8 et 9 décembre 2005 : « Douze ans de politiques territoriales : 1993-2005 ».

Jean-Claude Richez est responsable de l’unité de la recherche, des études et de la formation (Uref) au sein de l’Institut national de la Jeunesse et de l’Éducation populaire. Le champ de compétences de l’Uref couvre la jeunesse, l’éducation populaire et la vie associative. Cette unité assure en particulier une activité de formation permanente pour les fonctionnaires de l’État, mais aussi des collectivités territoriales et des cadres associatifs. Engagée dans une réflexion et des travaux de recherche autour de l’évolution des métiers de l’animation et des politiques locales de jeunesse, l’Uref propose des modules de formation qui répondent au plus près aux préoccupations du terrain ainsi qu’aux nouvelles configurations des politiques de jeunesse.

Pourquoi l’Institut national de la Jeunesse et de l’Éducation populaire a-t-il organisé ces rencontres « Douze ans de politiques territoriales de jeunesse » ?

En 1993, notre institut organisait des journées d’études consacrées aux politiques de jeunesse. Douze ans après, le paysage institutionnel et professionnel nous paraît tellement changé qu’il nous a semblé nécessaire de faire, à la fois, un état des lieux de ces politiques locales de jeunesse, de saisir les grandes lignes de ces évolutions et d’anticiper sur les enjeux de demain.

Peut-on parler de changements ou de bouleversements ?

Bouleversements, le mot n’est pas trop fort ! Il y a douze ans, les expériences locales paraissaient très éclatées, à la merci des alternances politiques. La plupart des collectivités n’avaient pas de service jeunesse, sinon des structures embryonnaires qui se limitaient souvent à une section administrative ou comptable.

En quelques années, les collectivités territoriales se sont imposées comme des acteurs majeurs des politiques locales de jeunesse. Les villes ont multiplié des actions du type « carte jeunes », « chèque culture », mis en place des conseils municipaux des jeunes… Les conseils régionaux, dans le cadre de la décentralisation et de leurs nouvelles attributions en termes de formation et de gestion des lycées, ont été amenés fatalement à travailler sur les questions de formation des jeunes…Municipalités, conseils généraux ou conseils régionaux ne se sont pas seulement dotés de services compétents et pérennes, ils ont mené des partenariats de terrain avec des acteurs comme les grandes associations, les CAF ou les missions locales. Et, ce faisant, opéré une profonde transformation du jeu des acteurs des politiques de jeunesse.

Est-ce donc la consécration de la fin du rôle majeur de l’État en matière de politiques jeunesse ?

À mon sens, non. Ce n’est pas parce que les niveaux d’intervention se sont diversifiés que le rôle de l’État diminue. C’est particulièrement vrai en matière d’emploi, de logement, de culture… Localement, les services déconcentrés de la Jeunesse et des Sports se situent au cœur de ces partenariats. Autre domaine fondamental où l’intervention de État, à travers un établissement tel que le l’Injep, est décisive : la formation des cadres. En effet, si la plupart des collectivités offrent des filières dans les domaines de l’action sociale, du sport ou de l’éducation, elles sont presque dépourvues de filière « animation » de niveau 4 ou 5. Outre ses actions d’expertise, de formation, l’Injep a vocation d’accompagner ces changements en favorisant la mutualisation des expériences. C’est là encore le sens de ces rencontres.


En savoir plus sur les rencontres « Douze ans de politiques territoriales : 1993-2005 », à Marly-Le-Roi.

Mise en ligne le dimanche 23 octobre 2005
Modifiée le jeudi 15 novembre 2007

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