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Parcours Médias : ZOOM n°4

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Formation des animateurs et cinéma

Extrait du dossier Cinéville n°5 (Kyrnéa), "Formation des animateurs socioculturels", octobre 2001, article "L’image en friche" http://www.kyrnea.com/LAREVUE/05/pe…

"Pendant trente ans, l’école a manqué son rendez-vous avec l’image, à l’exception des dispositifs école, collège et lycéens au cinéma, comme avec la culture en général. Mais les choses évoluent et le plan de 5 ans pour les arts et la culture à l’école, signé par Jack Lang et Catherine Tasca en décembre 2000, porte pour la première fois de grands espoirs car les ambitions affichées sont enfin accompagnées de moyens d’envergure." “La profession d’animateur n’est pas fixée et plus de vingt ans de diplômes n’y ont rien changé” Catherine Tasca, ministre de la Culture, rappelait lors de la présentation du plan Lang “Avec le cinéma, on peut passer du discours général au discours concret fondé sur une pratique. Aussi faut-il soutenir les dispositifs culturels et sociaux en dehors du cadre scolaire qui permettent aux jeunes d’accéder au cinéma.” Pourtant, le grand chantier commun Education nationale, Jeunesse et Sports et Culture en matière de formation reste encore à ouvrir. Il faut dire que le temps extra-scolaire, celui du loisir est plus difficile à appréhender en termes de formation. Comme le dit Laurent Gaudel, exploitant art et essai et intervenant à l’IUFM de Lyon sur l’éducation à l’image : “C’est sans doute le socioculturel qui a beaucoup poussé l’école à s’intéresser à l’image. Mais les moyens et les enjeux des deux secteurs sont très différents. L’école offre un cadre très structuré et obligatoire, ce qui permet le travail dans la durée. Le secteur socioculturel n’offre aucun caractère obligatoire, on ne peut y avoir les mêmes exigences.” "Et puis, les enjeux de la formation des animateurs à l’audiovisuel ouvrent un champ de problématiques qui dépassent largement la simple question des contenus. Qui former et pourquoi ? Quels animateurs ? Faut-il sensibiliser ou spécialiser ? Comment valider une idée d’animateur spécialisé quand le fondement de sa position reste si généraliste ? Car la définition même de l’animateur interroge. Culturels, socioculturels, sportifs, sociaux…, les animateurs seraient, mais les chiffres sont aléatoires, près de 400 0001 en termes d’emplois repérés dans le secteur socioculturel. Et bien que leurs tâches et leurs parcours varient considérablement selon les structures, il paraît important de rappeler qu’ils sont selon les termes donnés par Geneviève Poujol : “des travailleurs sociaux qui travaillent dans et sur le temps libre des autres”. Même si cette spécialiste de l’éducation populaire, chercheur au CNRS constate dans le même temps que “La profession n’est pas fixée et plus de vingt ans de diplômes n’y ont rien changé. ” "Quatre BEATEP cinéma pour cinquante stagiaires, un bilan encore mince Le champ de l’éducation populaire est le domaine réservé de Jeunesse et Sports, maître d’œuvre très volontariste des formations dans ce secteur. Et si la formation sur le tas demeure la grande particularité de l’animation, il n’en reste pas moins que devant des pratiques de plus en plus complexes, la profession d’animateur est amenée à évoluer donc à se structurer. Le domaine de l’image n’est pas le moins significatif des exemples. Le ministère dispose à cet effet de 80 conseillers spécialisés dans les domaines de l’audiovisuel et du cinéma chargés de former des formateurs." "Si Jeunesse et Sports ne reconnaît pas officiellement de diplôme professionnel d’animation option cinéma, il valide quatre BEATEP option cinéma à ce jour dont ceux de l’UFFEJ (Union française du film pour l’enfance et la jeunesse) depuis 99 et un en cours en Poitou-Charentes. Une cinquantaine de stagiaires sont actuellement en formation. Le BEATEP de l’UFFEJ, s’est fondé sur des besoins ainsi définis “former des animateurs de cinéma, c’est former des médiateurs entre les représentants des individus qui regardent les films et les représentants de ceux qui les font… Mais aussi entre les représentations des spectateurs eux-mêmes. C’est former des accompagnateurs qui vont suivre des individus pendant la prise de conscience de leurs représentations et de leurs fondements. C’est former des passeurs capables d’accompagner des publics pour les aider à sortir de leur isolement, à dépasser une pensée et des pratiques culturelles stéréotypées.” À cet effet, la formation privilégie la diversité des approches théoriques et la recherche collective des applications de pratiques. En Poitou-charentes, le BEATEP de la FRMJC (Fédération régionale des maisons des jeunes et de la culture) “animation : médiation culturelle et sociale auprès des publics” propose 175 heures de pratique artistique et autant de pratique spécifiquement audiovisuelle."

Mise en ligne le lundi 4 février 2008
Modifiée le mardi 8 janvier 2008

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