« Dans l’imaginaire collectif, parler des « filles » résidant dans les « cités » revient à parler de filles de parents d’origine étrangère et, le plus souvent, de confession musulmane. Ces représentations ne sont pas infondées même si elles véhiculent un lot de stéréotypes sur de prétendus choix de société qui s’expliquent davantage par le climat d’islamophobie ambiant que par la réalité.
D’après une étude de l’INSEE, les Français dont les parents sont d’origine étrangère habitent plus souvent en Ile-de-France que ceux de parents Français de naissance. Et les Français dont les parents viennent du Maghreb habitent beaucoup plus souvent dans les zones urbaines sensibles : 22 % contre 5 %. En moyenne, 86 % des hommes français ont un emploi quand leurs deux parents sont français de naissance ; ils ne sont que 65% quand au moins un de leurs parents est immigré et originaire d’un pays du Maghreb. Pour les femmes, l’écart est de 18 points (respectivement 74 % et 56 % de personnes en emploi). »
Les filles et la banlieue, Les idées en mouvement, mars 2011, n° 187, dossier p 9-12.
Agenda



