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>> PRÉSENTATION
Les chiffres édités par le Département des Etudes et de la Prospective du Ministère de la Culture et de la communication tendent à démontrer que la démocratisation de la culture est un échec au sens où elle n’a pas opéré l’élargissement des publics escompté, malgré la multiplication de l’offre et l’augmentation des moyens. Si les chiffres avancés sont rigoureusement exacts, ils ne prennent pas en compte l’ensemble des pratiques existantes : la pluralité et la diversité des modes d’appropriation et de transmission de l’art, les pratiques d’échanges et de métissages artistiques et culturels, les loisirs qui existent dans d’autres lieux. Ces pratiques non évaluées aboutissent à une augmentation continue de la fréquentation hors équipements culturels.
Aujourd’hui la réflexion sur la démocratisation doit intégrer ce foisonnement d’expériences, le positionnement des nouvelles générations, les données de l’économie des loisirs, et surtout le désir grandissant d’être « acteur » du mouvement culturel dont ces pratiques sont le signe.
On peut supposer que les trente dernières années de travail d’action culturelle des compagnies, des fédérations et associations, des structures culturelles, des collectivités territoriales, s’il n’a pas abouti à renouveler les publics qui fréquentent les salles, a joué un rôle non négligeable dans la collectivité en participant à constituer des lieux de désir. On assiste effectivement à une explosion dans la fréquentation hors équipement culturel avec une augmentation croissante des pratiques artistiques amateurs, des festivals amateurs, du théâtre de rue, du cirque, des cultures urbaines, de la passion des espaces et jardins…
En effet, la Culture et la société dans son ensemble en négligeant les questions de sociabilité, a abouti à laisser comme seul espace vivant, convivial, la rue, les friches industrielles, l’espace rural, les cafés philo : des lieux non marchands et néanmoins collectifs. Ce sont autant de tentatives de repenser le monde, de retrouver un territoire.
On assiste ainsi à l’émergence de nouvelles forces culturelles, au sens large, de nouvelles mentalités et visions du monde. S’engager dans des alternatives au modèle dominant et à la pensée unique devient une urgence.
Dans ce contexte, comment repenser la question de la démocratisation/démocratie culturelle à partir d’un territoire qui prenne en compte l’ensemble des ressources, acteurs, populations, pratiques, loisirs… ?
Comment reposer clairement les identités et places de chacun pour réussir un « faire ensemble » essentiel pour reconstruire un savoir être culturel qui relierait les membres de la communauté ?
>> PARTENAIRES
- Avignon Public Off
- La Chartreuse, Centre National des Écritures du Spectacle
- Festival d’Avignon
>> PROGRAMME
• Table ronde : Culture populaire/culture cultivée : impasses et perspectives
- Culture, démocratie et territoires.
- D’une sociologie de la culture à une pragmatique du goût
- Comment se constituent les publics de la culture sur un territoire ? L’exemple avignonnais : modèle de la forme festivalière et cinématograhique.
• Table ronde : Comment les acteurs culturels se positionnent-ils sur les territoires qu’ils occupent ? Quels projets développent-ils en direction des populations ? Quels partenariats sont nécessaires ou souhaités ?
• Table ronde : Comment le travail effectué autour de l’action culturelle depuis plusieurs années a-t-il contribué à brouiller les identités des différents acteurs culturels, entraînant des difficultés de positionnement de chacun sur le territoire ?
- L’identité de l’amateur
- L’identité de l’artiste
- L’identité du politique quand il finance l’action culturelle
• Présentation du site Internet "Passeurs de culture
• Table ronde : A quelles conditions peut-on travailler ensemble ? • Synthèse des deux journées de rencontres et pistes de réflexion
Agenda



