De plus en plus de collectivités initient directement des projets d’éducation populaire.
Mairies
L’expérience pilote de Strasbourg
La mairie de Strasbourg, sous l’égide de Catherine Trautmann, avait initié en 1997 une politique de ville qui reposait sur l’éducation populaire. Cette notion y était revendiquée explicitement et traduisait le désir de la municipalité de développer des projets en terme d’éducation populaire dans la ville, mais aussi d’en réactualiser les formes.
La mairie de Paris ; moteur de l’éducation populaire à Paris ?
La mairie de Paris, à l’initiative de Clémentine Autain en charge de la jeunesse, a organisé une conférence de consensus intitulée "Quelle place pour l’éducation populaire aujourd’hui à Paris" les 11 et 12 mai derniers (2006). Une conférence de consensus vise à faire auditionner des experts et donne lieu à une série d’interventions et de débats publics. Ce temps est suivi d’une journée pendant laquelle un jury rédige à huis clos des préconisations concrètes (avis du jury) destinée à l’institution organisatrice ; en l’occurrence la mairie de Paris.
Les trois questions abordées pendant cette conférence de consensus étaient :
- Qu’est-ce que l’éducation populaire aujourd’hui : rôle, objectifs et sens dans une société qui connaît un niveau d’instruction élevé et une abondante pratique de loisirs à caractère consumériste ?
- Quelles peuvent en être les applications concrètes : quelles actions envisager pour quels publics ?
- Une collectivité locale peut-elle - et selon quelles modalités - faire évoluer les partenaires associatifs intervenant dans le champ des loisirs vers une meilleure prise en compte des principes structurants de l’éducation populaire ? En connaît-on des illustrations récentes ?
Cette conférence de consensus donnera lieu à une publication dans la collection "Cahiers de l’action" de l’Injep à l’automne 2006.
Par ailleurs, la compagnie Arc en Ciel Théâtre et l’association Matières Prises ont été sollicitées par la mairie de Paris (Clémentine Autain) pour organiser des séances de théâtre forum (pour Arc en Ciel Théâtre) et des dispositifs dits "Porteurs de paroles" (pour Matières Prises) dans le cadre des Assises de la jeunesse ; un grand chantier d’expression sur un an à partir de septembre 2006 intitulé "Ma Parole !" destiné à donner la parole aux jeunes et à la récolter.
Ressources
| Numéro 469, juin 2006, Journal de Territoires de l’ADELS : Article en une sur la conférence de consensus de l’éducation populaire organisée par la ville de Paris "La mairie de Paris interroge l’éducation populaire". Lien : http://www.adels.org/territoires/46… |
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Article de Daniel Boy, "Les conférences de consensus françaises : la difficile adaptation d’un modèle venu d’ailleurs". Colloque "Cultures et pratiques participatives" janvier 2005. En ligne : http://www.afsp.msh-paris.fr/activi…
- Numéro 469, juin 2006, Journal de Territoires de l’ADELS : Article en une sur la conférence de consensus de l’éducation populaire organisée par la ville de Paris "La mairie de Paris interroge l’éducation populaire". Lien : http://www.adels.org/territoires/46…
- Article de Daniel Boy, "Les conférences de consensus françaises : la difficile adaptation d’un modèle venu d’ailleurs". Colloque "Cultures et pratiques participatives" janvier 2005. En ligne : http://www.afsp.msh-paris.fr/activi…
- Un réseau d’éducation populaire pour Roubaix ; RedPop
La Ville de Roubaix, "dans un contexte de développement de la démocratie participative et de la citoyenneté, travaille depuis des années, en lien avec le tissu associatif local, à la mise en oeuvre d’un espace d’échange, baptisé Réseau d’Education Populaire, REdPop. Ce réseau vise au partage des "savoirs, des pouvoirs, des richesses".
- Un site internet fédère ce réseau : http://www.redpop.fr/
Conseils généraux
Un certain nombre de conseils généraux travaillent également sur la question de l’éducation populaire, à des degrés plus ou moins avancés selon les conseils. Qu’il s’agisse de développer des partenariats avec les acteurs de terrain, d’initier des rencontres autour de l’éducation populaire, de former un réseau d’acteurs et de réflexion ou de développer des universités populaires permanentes ; les conseils généraux prennent à leur tour des initiatives dans ce domaine contribuant ainsi à sa réactualisation.
Le Conseil général de Meurthe et Moselle (54)
Engagé depuis 1999 dans une politique de soutien et de collaboration avec les fédérations départementales d’éducation populaire, le Conseil général de Meurthe et Moselle a développé avec ces fédérations une "Conférence permanente de l’éducation populaire" (depuis 20002). Cette initiative se situe dans le cadre d’une politique visant à développer la participation ; il s’agit de valoriser les actions porteuses de citoyenneté et de développer un réseau d’acteurs locaux. La conférence permanente de l’éducation populaire se veut un lieu de réflexion, d’échanges, de débats sur les enjeux de l’éducation populaire et rassemble élus, responsables associatifs, institutions et citoyens. Une publication régulière ("Vivre et agir ensemble. La lettre des acteurs de l’éducation populaire en Meurthe et Moselle"), des forums départementaux, des jurys citoyens et des conférences-débats font vivre cette conférence permanente.
- Plus d’informations : http://www.crajep-hn.org/fichiers/2…
- Site du Conseil général de Meurthe et Moselle : http://www.cg54.fr
| - 2ème recueil "100 actions d’éducation citoyenne et plus" Hors série 2005 de "Vivre et agir ensemble" http://www.cg54.fr/cg54/pages/fr/638.htm |
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| - 1er recueil "100 actions et plus d’éducation citoyenne " Hors série 2003 de "Vivre et agir ensemble" http://www.cg54.fr/cg54/pages/fr/639.htm |
Le Conseil général de Seine-Saint-Denis (93)
Le Conseil général de Seine-Saint-Denis (en région parisienne) a fait réaliser un rapport sur l’éducation populaire en Seine-Saint-Denis en 2004 avec l’idée de développer une université populaire permanente dans le département. Finalement, comme l’a préconisé Claire Britten, l’auteur de ce rapport, le Conseil général s’oriente (depuis 2005) plutôt vers la création d’un réseau d’éducation populaire en fédérant les actions, institutions, associations et organismes existant sur le terrain.
Dans ce cadre, Claire Pessin-Garric, vice présidente en charge du personnel, de la culture et de la culture de la paix se trouve en charge d’une nouvelle compétence : l’éducation populaire et le Conseil général du 93 a recruté un chargé de mission éducation populaire ; Jean Bourrieau. L’objectif de ce réseau est de "Créer les conditions pour que les acteurs et les habitants du département puissent parler ensemble de leur avenir et s’inscrire dans la démarche de construction du projet départemental".
Le Conseil général de Seine Saint Denis a présenté officiellement lors d’un débat à la Fête de l’Humanité en septembre 2006 "l’Université Citoyenne et Populaire de Seine Saint Denis" (UCP 93). Ce débat sur le thème "Education populaire et transformation sociale : l’avenir d’une utopie" a été co-organisé par l’UCP 93 et le collectif national "Education populaire et transformation sociale".
Un site internet dédié au réseau éducation populaire 93 www.educationpopulaire93.fr
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