Du 16 au 18 novembre 2011, l’équipe Reconnaissance, expérience, valorisation (REV), le Centre interdisciplinaire culture, éducation, formation, travail (Circeft) et l’UFR Sciences de l’éducation et sciences sociales - Sciences et techniques des activités physiques et sportives (SESS-STAPS) de l’Institut universitaire de technologie (IUT) de Sénart Fontainebleau, organisent à l’université Paris-Est Créteil (UPEC) un colloque sur les transformations de l’éducation populaire à la charnière entre le XXe et le XXIe siècle.
Cette manifestation se déroule avec le soutien du Réseau thématique 35 « Sociologie du monde associatif » de l’Association française de sociologie, du Groupe d’étude – Histoire de la formation des adultes (GEHFA), de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) et du Pôle des archives des associations de jeunesse et d’éducation populaire (Pajep).
Instrumentalisation et dépolitisation
Si le tournant des années 70 est à peu près considéré unanimement comme celui de l’instrumentalisation et de la dépolitisation des associations d’éducation populaire, en raison d’une perte du « projet originel » au profit d’actions segmentées (animation, action culturelle, éducation permanente), qu’en est-il de la période qui a suivi ? C’est en effet l’interrogation des organisateurs de ce colloque. Ils proposent de soumettre la réflexion au crible des évolutions sociétales des années 80 à nos jours. Scolarisation croissante, chômage de masse (notamment celui des jeunes), « nouvelle pauvreté » et travailleurs pauvres ont-ils constitué un « nouveau terreau propre à la réaffirmation du projet initial ? Les “métamorphoses de la question sociale”, n’ont-elles pas affecté le monde de l’éducation populaire », demandent les organisateurs du colloque. L’arrivée en masse de nouveaux acteurs associatifs (en particulier humanitaires) dans le club des associations « historiques », conjuguée au succès des universités populaire, ne renverse-t-elle pas la tendance à la dépolitisation ? Par ailleurs, quels sont les principaux objectifs énoncés aujourd’hui par les acteurs de l’éducation populaire ? S’agit-il de favoriser une promotion individuelle ou collective ? Autrement dit : l’enjeu tient-il dans l’épanouissement de l’individu ou dans l’émancipation et la formation des citoyens ? Enfin, les transformations de l’action de l’Etat, avec, notamment deux décentralisations, et la logique de conventionnement qui se substitue à la logique de la subvention, ont eu des effets dont il importe de mesurer la portée.
Pour traiter ces questions le colloque réunit des conférences et des tables rondes de spécialistes, des présentations de résultats de recherches récentes et des récits d’expériences. Il s’intéressera tour à tour aux thématiques de l’engagement, du travail bénévole, « des politiques d’éducation populaire, des pratiques, des publics et enfin, des relations professionnelles dans l’éducation populaire ».
Colloque – L’éducation populaire au tournant du XXIe siècle
Créteil – 16, 17 & 18 novembre 2011
- Amphi 102, Mail des Mèches,
- Département d’économie
- Entrée libre (dans la limite des places disponibles)
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