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1 - LES METHODES ACTIVES ET L’EDUCATION NOUVELLE

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Selon Jean Laurain, Président d’honneur de la FFMJC (Fédération Française des Maisons des Jeunes et de la Culture), l’éducation populaire a eu recours aux méthodes actives sous deux formes correspondant à deux objectifs : changer les mentalités et changer les structures. Pour changer les mentalités, l’éducation populaire aurait utilisé 1) le principe de non directivité et 2) la dynamique de groupe. Pour changer les structures et notamment les institutions éducatives dans une optique autogestionnaire, elle a eu recours à la pédagogie institutionnelle. La non-directivité et la dynamique de groupe aboutissent à l’effacement de l’animateur et à la prévalence de l’affect et des relations égalitaires. Pour Jean Laurain, il s’agit de la méthode par excellence de l’éducation populaire. Les documents proposés ci-dessous permettent de comprendre en quoi ces méthodes s’opposent à d’autres, notamment celle de l’entraînement mental. En effet, pour Jean-François Chosson, militant Peuple et Culture, la dynamique de groupe en se focalisant sur l’ici et maintenant, l’empathie et l’égalitarisme s’apparente à des "expériences consensuelles sur fond de narcissisme abstrait". Parcours méthodes Document n°1 Extrait du livre de Jean Laurain, "L’éducation populaire ou la vraie révolution. L’expérience des MJC. Pédagogie de la citoyenneté", Editions de correspondance municipale ADELS, 1977.

Parcours méthodes Document n°2Article de Jean-François Chosson, "Quand la marge tient la page. Peuple et Culture 1960-1967". Extrait de l’ouvrage : "Histoires de vie collective et éducation populaire", L’Harmattan, 2000.

De leur côté, les CEMEA ; Centres d’entraînement aux méthodes actives ont fortement contribué à la promotion et au développement des méthodes actives et font référence à l’éducation nouvelle inspirée par des pédagogues comme Célestin Freinet, Piaget, Dewey. Favoriser l’activité, importance du milieu, démarche de projet, expérience personnelle, construction, jeu…sont quelques un des parti-pris méthodologiques des CEMEA. Pour le jeu, voir également la partie "expérimentation et jeu" dans ce même parcours.

Les chemins de l’apprentissage. L’actualité des méthodes d’éducation nouvelle. Retz-Cemea, 1996. Extrait : p.68-75 "Les parti-pris des CEMEA"

  • Favoriser l’activité en tant que telle
  • ne pas imposer le savoir de l’extérieur (tâtonnement expérimental, pédagogies nouvelles du côté du sujet,
  • le rôle du milieu dans l’apprentissage : approche globale, l’activité y est reliée au milieu ex : l’environnement dans la préparation d’une classe de découverte
  • l’école comme lieu de vie ouvert sur son environnement ; l’école est un lieu de vie, pas de clivage entre les sujets et le milieu, lieu de vie qui soit s’ouvrir, les CEMEA veulent ouvrir l’école et établir liens entre l’activité, l’apprendre et le milieu. Méthode qui permet l’acquisition de nouveaux contenus qui se dégage de la rencontre enfant-milieu : mise en œuvre de projets sur le milieu Le projet en soi est une démarche : l’activité est fonctionnelle et opératoire (Piaget), elle se déroule selon un projet et relève d’une expérience personnelle. Un projet est réalisé par des groupes de personnes qui envisagent la réalisation d’une action.

Mise en ligne le lundi 4 février 2008
Modifiée le jeudi 13 septembre 2007

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